Jonathan De Cesare

Evolution d’un portrait dans une inspiration « Rembrandt »

Voici une galerie d’image de l’évolution d’un portrait que j’ai réalisé dans un style « Rembrandt  » .

Le portrait est exécuté à la peinture à l’huile sur une toile de lin, d’un format de 70 x 70 cm.

Si vous regardez bien les photos, vous verrez assez vite que je n’ai pas réalisé de dessin préparatoire pour cette toile, mais, directement travaillé avec une peinture très diluée à la térébenthine. Je travaille le portrait directement sans faire de fond, car je préfère me concentrer directement sur le visage. Les premiers traits réalisés sont les yeux (un regard bien exécuté est plus que crucial lors de la réalisation d’un portrait)

Une fois les traits généraux réalisés, je me concentre sur la lumière. Un portrait Rembrandtesque doit avoir la lumière la plus subtile possible.

Vous observerez en dessous de l’oeil droit un triangle de lumière. Il est appelé le « triangle de Rembrandt ». Effet utilisé dans quasi tout ses portraits et autoportraits, et qu’énormément de photographes de studio utilisent aujourd’hui. Rembrandt à l’instar du Caravage est un précurseur du portrait photo actuel.

Le fond noir prend sa place. J’utilise le noir de Bougie de chez Rembrandt (Royal Talens) pour ce fond car je le trouve plus chaleureux et plus profond, il est exécuté au spalter et une couleur très diluée. Une fois sec je reviens avec du noir moins dilué pour déjà renforcer la profondeur du noir.
Le fond dans cette teinte accentue la lumière du visage et renforce à ce stade les lumières et les ombres du visage. Le clair obscur est la clé de ce portait.

Petit à petit, le tableau commence à prendre forme est c’est à ce stade ci que j’abandonne toute partie maigre. A partir d’ici, je terminerai le tableau avec un médium à peindre Talens 083. Medium classique et de bonne qualité. Les puristes opteront pour un mélange fait maison. Celui ci me convient parfaitement et fait partie de la plupart de mes toiles. J’utilise parfois le 084 de la même marque qui a un peu plus de siccatif dans son mélange donc un séchage plus rapide.

Contrairement à ses contemporains, Rembrandt n’avait pas une peinture lisse. Donc je travaille avec des empâtements. les traits ne seront pas épais comme du Van Gogh mais ils sont présents et ajoutent énormément de caractère à l’émotion générale du tableau.

On approche de la fin. Le clair obscur est renforcé : les détails commencent à être présents et l’ambiance générale du tableau est là. Je vais opter pour un aspect non fini des vêtements et je vais fondre la chevelure et le buste dans le noir du fond, ce qui donne encore plus l’impression de sortir d’une ombre ou de se trouver dans un endroit très sombre.

Voilà, c’est ici que je m’arrête! Je n’ai évidemment pas la prétention d’un copiste du maître mais je me suis beaucoup amusé à m’imprégner de lui. Quand on se balade au Rijks Muséum ou quand on à la chance de pouvoir se poser devant un de ses tableaux, on a ce sentiment que le sujet vous regarde et veut vous dire quelque chose. Mon rêve dans ma démarche est d’en arriver là un jour.

Voici une photo du véritable auteur de la toile.

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